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The punishment

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Hey, Look ! It's Atsuro Shinose
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MessageSujet: The punishment Ven 23 Avr - 14:53

The Punishment


Atsuro & Kaizuke



    En plein cours de pratique dans la section théâtre, après une représentation personnelle des élèves, il était du devoir d’acteurs professionnels de sélectionner ceux qui étaient le plus apte à jouer un grand rôle pour la prochaine pièce. Il y avait ce grand blond décoloré, très populaire, beau, charismatique, prétentieux qui était certain d’avoir le premier rôle. Ils le pensaient tous, l’assurant que c’était gagné d’avance. Qui aurait cru qu’au moment d’annoncer le nom, on entendrait celui d’un garçon tout chétif et qui était resté dans son coin ? Il avait fait une représentation remarquable, sa timidité n’existait pas sur scène et il avait juste bluffé les acteurs en travaillant dur.

    Les regards remplis de jalousie s’étaient tournés vers lui. Lui que la plupart ne connaissaient pas, lui qui était très souvent favorisé par les profs alors qu’il ne disait rien. Comment se faisait-il qu’à côté de ce grand décoloré on l’ait préféré ? Gêné par la situation, il fit un léger hochement de tête et s’en alla de la classe en pressant le pas une fois que tous les rôles furent distribués.

    Atsuro savait ce qui allait se passer à ce moment là, le mec populaire était toujours entouré de chiens de garde pas discrets que l’on pouvait entendre d’un bout de couloir à l’autre. C’est comme ça qu’il s’était senti suivit. Il recouvrit sa tête de sa capuche et décida de tourner encore, encore et encore, au pas de course afin de le semer. Il passait entre les élèves qui devaient se demander ce qu’il lui arrivait. Où pouvait-il aller ? Il était trop loin de l‘infirmerie pour aller s’y réfugier. En tournant la tête au bout d’un moment il aperçu les toilettes et sans réfléchir y entra, priant une bonne âme pour qu’il ne se soit pas fait coincer.

    Malheureusement, le jeune homme entendit des rires sournois et pleins de mauvaises idées derrière la porte. Il fit semblant de se baisser vers un robinet pour boire, le visage caché. Une ruse trop peu utile étant donné qu’il n’avait pas eu le temps d’y réfléchir. La porte vola et il ne bougea pas.

    « Il est ou ? »

    Ils ne semblaient pas avoir mémorisé comment il était habillé et du coup, ça semblait marcher. L’eau s’arrêta de couler. Il entendit des murmures puis les pas s’avancèrent vers lui, faisant vibrer le sol.

    « T’as cru pouvoir me prendre pour un con hein ? Qu’est ce que t’as fait pour avoir ce putain de rôle ? »
    « Hein ? »

    Ils n’attendirent pas plus de mots de la part d’Atsuro pour sa défense et le grand décoloré l’attrapa férocement par les cheveux pour le tirer du robinet. Le réflexe du jeune garçon fut de pousser un cri de douleur, en espérant que quelqu’un l’entende.

    « Ah t’es bruyant ! J’vais te faire taire moi ! »

    Il ouvrit la porte d’un des toilettes individuel et le jeta dedans sans la moindre délicatesse. Il se cogna le menton contre les toilettes. Rien de grave, il ne saignerait pas mais c’était juste assez fort pour former un bleu dans les heures à venir. Atsuro n’eut même pas le temps de se redresser que le grand blond le tira par le bras et le plaqua contre le mur. Son visage menaçant, il le regarda droit dans les yeux. Atsuro avait les sourcils légèrement froncés, un vague dégout sur le visage et bien évidemment assez effrayé.
    Il n’avait pas vraiment peur de recevoir des coups, il espérait juste qu’il n’irait pas trop fort, avec sa maladie mieux valait être prudent.

    « T’es passé sous le bureau du prof ? »
    « N-non... »
    « Qu’est ce que t’as fait alors ? »
    « R-rien... »
    « Ouai t’es juste un pleurnichard, ils ont tous pitié de toi ici de toute façon. »

    Ce genre d’humiliation, Atsuro la connaissait parfaitement. Mais comme à chaque fois c’était un coup dur et son ventre en se nouant le lui faisait savoir. Il déglutit, au bord des larmes. Si les profs étaient si gentils avec lui, c'était parce que tous devaient être mis au courant pour sa maladie et le fait qu'il n'en avait plus pour très longtemps. Or eux, ne le savaient pas et c'ets pour cela qu'ils ne comprenaient pas.

    « Dis le que t’es un pleurnichard, t’as une tête de gamin et pff t’es qu’une tapette ! »
    « .... »
    « DIS LE ! »

    Son bourreau le laissa vulgairement tomber au sol et écrasa de son pied le dos d’Atsuro pour qu’il ne se relève pas. Complètement soumis.

    « Je...J-je suis...un pleurnichard. »

    De grands éclats de rire tels des grincements de violons percèrent ses tympans déjà fragilisé au moment où son visage avait brutalement rencontré le carrelage. Sa joue contre le froid du sol, il pouvait voir leurs pieds se déplacer. Il se reçu de l’eau sur le visage, quelques coups dans le ventre et fermèrent la porte en s’assurant que celle-ci resterait bloquée. Sachant que c’était le seul toilette individuel d’ouvert habituellement, ceux qui passeraient ici n’auraient pas d’autre choix que de décoincer la porte et le trouver dans cet état pitoyable. La honte ? Non Atsuro avait plus ou moins l’habitude de se retrouver ainsi et au bout d’un moment ses émotions s’en allaient. Il essuya ses larmes qui voulaient déborder, se redressa malgré ses bras qui tremblaient puis il s’assit en cachant sa tête dans ses bras, les genoux ramenés vers lui. IL était pris d’une énorme migraine. En plus il était trempé et commençait à avoir un peu froid. Mais le principal c’était qu’ils étaient partis...Dès que quelqu’un ouvrira la porte, il s’en irait comme un chat mouillé sans rien dire, la capuche recouvrant toute sa tête.

    Punissez-les, s’il vous plait.
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Hey, Look ! It's Kaizuke Ogawa
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MessageSujet: Re: The punishment Ven 23 Avr - 18:03

Kaizuke revenait d'un entraînement d'athlétisme. Kaizuke revenait d'une bonne douche froide. Ce genre de catharsis simple et rapide qui éveillait ses sens. Rafraichissait ses neurones et les muscles de son corps entier. Un corps qui avait été quelques minutes avant brûlant et dégoulinant de sueur. Lorsque le sport vient à créer un trop plein d'énergie non utilisée qui va être éliminer par chaleur et transpiration. Le comble pour un sportif. Cette douche n'était jamais de trop après avoir courut et bondit autant. Kaizuke était un vrai cerf qui bondissait comme jamais, avec une rapidité étonnante. Le pire dirons-nous, c'était ses réflexes vifs. Et le plus drôle ? C'est qu'après tout ça, il restait calme et presque mou. Trop calme. Trop contrasté.

Qui ne connaissait pas ce malfrat au bandana ? Cet horrible personnage qui sort tout droit des films d'horreurs ? Trêve de plaisanterie. Kaizuke n'était pas un monstre sortis des Enfers - même si de son point de vu ce n'était pas loin - mais il n'était pas non plus porté dans tous les cœurs de ces chers étudiants. Oh ca non. Et pour dire.
L'Elite de Sport était respecté et apprécié dans sa section. Normal entre sportifs ! Eux, se serraient les coudes. Eux, pouvaient se vanter d'entendre rire ou même tout simplement parler Kaizuke. Tout le monde ne le pouvait pas. Un mal être profond l'habitait. Mais il faisait le grand, il faisait le fier. Il dissimulait ses plaies intérieures et extérieures du mieux qu'il pouvait. Son mutisme n'était peut-être qu'un manque d'intérêt ou tout simplement un appel au secours discret. Combien donnerait-il pour ne plus avoir ses marques sur son visage, et pouvoir sourire aux gens comme si tout allait bien ?
Il n'avait plus de famille, si ce n'est sa tante qui l'avait recueillis. Une tante qu'il chérissait, qu'il considérait comme sa mère, même si sa douce mère il l'avait encore dans la tête. C'était comme sa petite sœur. Il n'avait pas eût le temps de la connaître, même si on lui avait déjà trouvé une maladie étrange. Rare. Et grave. Mais il se serait battu pour elle, pour la voir grandir.
Mais aujourd'hui n'était pas un jour qu'il espérait. Rien de changeait à hier. Il s'était réveillé seul, peut-être que son petit ami, lui vagabondait ici et là, voir certaines de ses connaissances... Intimes. Au fond, Kaizuke s'en foutait. Même si cela pouvait le blesser dans son amour-propre. Ils ne criaient pas sur les toits qu'ils étaient ensemble, et c'est bien normal. Le fêlé Ogawa n'était pas un icône que l'on imaginait avec quelqu'un. Comment le pouvait-il avec cette barrière de tissu ?
Mauvaise journée. Bonne journée. Journée banale. Sport. Douche. Manger. Et flâner. Ou faire un devoir d'espagnol qui lui donnait envie d'aller se pendre. Il détestait l'espagnol. Il parlait le russe, le français, le japonais et l'anglais. Mais alors l'espagnol ... Il détestait ça. C'était horrible. Ou alors c'était le prof qu'il ne pouvait pas se voir. Sûrement aussi.

Il marchait vers les toilettes. Oui, envie pressante - ou pas. Il croisa un groupe de jeune, qui semblaient bien fier. Trop fier. Un le bouscula, et en reconnaissant Kaizuke il perdit son regard et fila plus vite. Il faut avouer aussi que Kaizuke, même si il était plutôt calme et discret, n'était pas d'une douceur immense lorsqu'on le titillait trop fort. Il frappait, et se battait bien. Le fêle, le porteur de bandana, le muet était violent, et avait été bon nombre de fois rejoint le bureau du proviseur adjoint. Bon nombre de fois rejoint les salles de retenus. Mais jamais il n'avait incliné la tête. Jamais il ne se re-soumettrais. Il ne l'avais fait qu'une seule fois réellement face à un prédateur. Voilà où il en était maintenant. C'est pourquoi il avait une haine incontrôlable face à des personnes qui faisaient mal, humiliaient par simple plaisir ou amusement. Parce qu'ils s'ennuient. Ou m^me par profit. C'était inhumain, vicieux et horrible. Mais il se voyait alors attribuer une ténacité de fer et des encouragements débordants pour pousser la victime à ne pas se laisser faire, ne pas se laisser écrabouiller du talon comme un vulgaire insecte.

Lorsqu'il ouvrit les portes des toilettes, après avoir cogné dedans avec l'épaule. Lorsqu'il vit l'élève assis sur le sol, il n'eût pas besoin qu'on lui explique ce qu'avait fait le groupe qu'il avait croisé juste avant. Déplorable. Il s'approcha doucement et s'accroupit. Il ne voulait pas revêtir le costume d'un héros, parce qu'il était loin d'en être un. Et il était dévoré par de nombreux démons. Il allait faire tout simplement ce qu'on aimerait que l'on fasse pour lui. Tendre la main à quelqu'un. Et l'aider. Lui faire comprendre qu'il n'était pas seul.

Il posa sa main doucement sur l'étudiant. Dans ses yeux ne brillaient pas de la pitié. Juste de la gentillesse, de la compréhension et peut-être même un peu de tristesse.

« Hey ... Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? »

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Hey, Look ! It's Atsuro Shinose
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MessageSujet: Re: The punishment Ven 23 Avr - 19:47

    Atsuro pensait être plongé dans le silence pendant un moment. Pour réfléchir à ce qu’il pouvait inventer comme excuse au moment où il devrait expliquer pourquoi il était trempé et avec des bleus un peu partout . S’il disait qu’il s’était fait taper, on allait le sermonner comme quoi il devrait arrêter de se faire marcher sur les pieds. Parce que ce n’était pas bon pour lui étant donné sa condition. Mais quelqu’un entra seulement quelques secondes après le groupe dans les toilettes sans qu’il n’y ait pu s’y préparer. Ce qui devait se produire arriva. Le jeune homme se cacha d’avantage dans ses bras jusqu’à ce que la porte cède aux coups que donnait le mec derrière qui voulait entrer.

    Ce fut dans un grand fracas qu’elle s’ouvrit mais lui ne bougea pas d’un centimètre. A vrai dire, il n’osait pas lever la tête. Il se mordillait les lèvres en cherchant ce qu’il pouvait dire pour s’expliquer. Le jeune homme qui avait fait son arrivée s’était accroupi à côté de lui, il l’avait compris par le bruit de l’eau sous ses pas. Puis il y eu cette voix masculine qui résonna dans sa tête migraineuse lui demandant ce qu’ILS lui avaient fait. Il eu même un geste compatissant envers lui, sa main sur le bras d’Atsuro.

    Qu’on lui demande ce qu’il s’était passé l’étonnait un peu. Il y avait tellement d’abrutis ici qui l’auraient dégagé de force au lieu de montrer de la douceur et de l’intérêt. Le blondinet leva timidement les yeux vers son interlocuteur. En le voyant d’un seul coup d’œil, il vit l’un de ces gars qui ferait peur à n’importe qui si on le croisait. Mais malgré tout il semblait cacher une belle âme et ça il le remarquait juste à ses paroles. Un léger sourire naquit sur ses lèvres alors que son cœur se réchauffait - Tapis contre le mur de ces toilettes, le regard entre ses mèches blondes. Ce sont des mots comme cela qu’il manque au monde pour pouvoir être plus sain. Si seulement on pouvait apprendre à ces idiots de se sentir concerné par autrui ils auraient droit à un sourire sincère tel l’était celui d’Atsuro à ce moment là.

    Un besoin insignifiant et qui pourtant l’aidait à ne pas se sentir mal et d’aller pleurer dans les bras d’Himiko. Il souffla doucement, extériorisant le vif malaise et se redressa doucement.
    Il était inutile de dire « rien » vu que l’état dans lequel il était témoignait du contraire. Mais il n’avait pas non plus assez de culot pour raconter de A à Z ce que ces rigolos lui avaient fait, de plus il ne le connaissait pas. Ses joues s’étaient tintées, honteux qu’on le force à se plaindre alors qu’il est courageux. Il avait beau avoir envie de lui dire le fond de sa pensée mais aucun mot de voulait sortir... Alors il se contenta de répliquer ceci :

    « C’est...La jalousie humaine, je crois. »

    Atsuro éternua sans prévenir, les mains devant le visage. S’en suivit un gémissement de douleur. Les coups qu’il avait reçus allaient le fragiliser pendant un moment. Il se massa le sternum en grimaçant, il soupira.

    « J’espère seulement qu’ils connaitront le regret quand je ne serai plus ici et qu’ils sauront. »

    Il avait marmonné cela sans penser à ce gars qui était accroupi à côté de lui. Ce dernier aussi ne devait surement pas comprendre et comme la plupart des gens, il n’allait sans doute pas se poser de questions. Le jeune homme s’aida du mur pour essayer de se remettre debout et lança un second petit sourire reconnaissant au nouveau venu en s’inclinant légèrement. Il l’avait tout de même libéré même si ce n’était pas volontaire, la moindre des choses était quand même de montrer sa gratitude et être poli.

    Il regarda avec dégout ses vêtements salis mais ce n’était rien comparé aux toilettes : A la base ils étaient bien propres et par sa faute s’étaient retrouvés dans un état déplorable ! En plus si ce mec là était venu ici c’était pour les utiliser. S’en aller sans rien dire ne serait pas très sympathique pour lui, alors il allait au moins faire quelque chose pour arranger.

    « Ah zut, je vais tout laver... »

    Notez, qu’il pensait à tout nettoyer alors qu’il venait juste de se faire taper... Non vraiment, il ne se sentait pas blessé par ces jeunes là. Atsuro était juste un peu triste que tout se passe de cette façon et combien les gens pouvaient être méchants juste par égocentrisme. Que devait être la vie active si cela se passait déjà comme ça à l’université ? Remarquez, qu’il s’en foutait puisqu’ il n’allait pas la connaître...
    Un petit haussement d’épaules et il alla fouiller sous les lavabos à la recherche d’une serpillière. Hors que question de passer du produit ou de récurer tout, ce n’était que de l’eau sur le carrelage. Une fois la main dessus il alla nettoyer le sol, s’appliquant à éponger l’eau telle une cendrillon puis il se releva.

    « Voilà, je suis désolé, tu peux les utiliser ! »

    Il se retourna dans un dernier sourire un peu plus triste et resta près des lavabos pour secouer sa veste et remettre ses cheveux en place. S’il sortait tout mouillé il allait tomber malade, et pour lui un rhume est comme une grippe. De plus, une brebis blessée demande moins de travail aux loups affamés.
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Hey, Look ! It's Kaizuke Ogawa
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MessageSujet: Re: The punishment Sam 24 Avr - 12:52

Kaizuke l'observait. C'était dingue. Il venait de se faire frapper. Il ne pleurait pas. Il ne se lamentait pas. Il n'hurlait pas une quelconque rancœur ou même cette haine qu'il aurait put déverser avec des mots grouillant de vulgarité. Non. Il faisait tout autre. Il souriait. Il reprenait contenance, et ce très rapidement. Et il venait à nettoyer cette eau, effacer les traces des semelles des personnes qui avaient été là avec lui. Et elles étaient plutôt nombreuses. Lui, cela lui donnait envie de frapper dans un mur ou allez faire un peu de boxe. Se défouler. Il trouvait cela tellement bas... Tellement écoeurant. Se mettre à tant face à une seule personne. Et qui visiblement n'était pas des plus haute et épaisse. Bien au contraire. Il le prenait si bien. Comme si rien ne s’était passé. C’était franchement une manière de faire étonnante qui laissa sans voix Kaizuke. Il resta déconcerté un moment alors qu’il l’observait s’appliquer sur le sol. Tel la Princesse emprisonnée par sa famille. C’était du courage… Ou peut-être prenait-il tout simplement du recul. Une bonne – ou pas – manière de se protéger du monde horrible. Cet extérieur.

Parce qu’il y a la réalité et le réel.
La réalité, c’est la vérité. La poignante et horrible vérité, qui nous saisissait ainsi et dont nous ne pouvons nous défaire. Car le monde est ainsi : composé de bons et de mauvais. La pourriture est parsemée de la moisissure de l’humanité. Les meurtres, les viols, les tortures et les attentats. La famine dans le monde et les dictatures. C’est la réalité, à laquelle personne ne peut échapper.
Et le réel, c’est notre vision de cette réalité, que l’ont déforme, que l’ont s’approprie pour vivre mieux. Pour ce dire que ce n’est rien. Un homme est mort ? … Certes. Je ne connais pas cet homme, ce n’est pas grave, je transforme l’horreur. Je l’atténue. Je me protèges.

Hélas, aujourd’hui, le réel de Kaizuke est étrange. Il va en contresens, à reculons de tout ce que fait les autres. Son réel n’est composé d’horreur. Il n’arrive pas à se protéger, et plonge dans la réalité de manière bien plus proche et frappante. Il déteste ce monde. Peut-être aurait-il dû finalement faire politique ou social. Mais se dire qu’il pourrait bosser toute sa vie pour tenter de faire bouger les choses alors qu’il n’y aurait aucun résultat ne lui plaisait pas. Il était lâche certes : il préférait s’enfermer dans le sport et regarder de loin. Parce qu’il sait que seul, le monde ne bougera pas. Croyez-vous que des pays capitalistes le suivront dans ses idéaux pacifistes & utopiques ? Cela n’existera jamais. Pour lui, la troisième guerre mondiale approchait, et ce à grand pas. Un jour, un jour, proche. Genre. En 2020. Sûr.
Mais Kaizuke tentait toujours de se raccrocher à ces envies, ces fantasmes, parce que cela l’était réellement. Il savait qu’il était naïf, et qu’il en attendait beaucoup trop. Mais voilà. Une vie sans espoir, ce n’est plus qu’un ensemble morne et sombre. Aucune lueur, et aucune motivation pour rien.

Cette personne là, qu’il observait … Elle semblait presque lui effacer tout cela de devant lui. Il le sentait, et espérait pour une fois de tout son cœur de ne pas son tromper sur son compte. Cette personne respirait la bonté, appelait à la gentillesse. Et cela lui faisait plaisir de voir que ce genre de personne existait encore.

Kaizuke s’approche un peu et frôla les vêtements du jeune homme. Il était trempé. Il n’en fut pas beaucoup au sportif pour retirer sa belle veste noire et la lui tendre.

« Tiens ».

Il regardait son menton doucement et haussa un sourire. Une légère moue fut dissimulée derrière la bandana, cet obstacle pour l’empêcher de voir ses démons. Il effleura du pouce le menton rouge de l’inconnu et demanda doucement :

«  Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie ? »

Mon Dieu. Cet espèce de gros dur à cuire, ou de pur connard, si on écoutait les rumeurs, ce complètement taré, défoncé, qui tentait de faire son intéressant, cette brute sans cœur … faisait preuve de gentillesse. Ahaha. Même son léger sourire tendre était dissimulait. Mes les yeux, cela parle tellement.


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MessageSujet: Re: The punishment Jeu 13 Mai - 19:03

    Cet inconnu semblait l’observer, surement étonné qu’Atsuro ne se plaigne pas de ce qu’il lui était arrivé. Ca changerait quoi de se plaindre, de pleurer et de s’enfoncer encore plus ? Ce n’était pas la première fois qu’il se faisait embêter. Malgré tout intérieurement il avait toujours envie de hurler. C’est toujours dur pour lui de voir ces gens si violents et de penser qu’on peut jouer si facilement avec quelqu’un. Ca le dégoutait simplement mais il ne voulait pas l’extérioriser, pas tout de suite. Il fallait d’abord qu’il s’en aille loin d’ici, loin de celui qui l’avait trouvé dans ce piteux état.

    Dérangé par ce regard insistant sur lui, et curieux d’en connaître la raison, Atsuro se tourna légèrement. Il leva les yeux vers l’inconnu qui enlevait sa veste et la lui tendit surement soucieux qu’il attrape froid et tombe malade. Atsuro regarda sa jolie veste, qu’il lui prêtait sans hésiter. Un instant de silence durant lequel il se mordilla les lèvres, perturbé par ce geste.

    « Merci... »

    La prenant à deux mains, il accepta volontiers sa veste et la laissa simplement sur ses épaules pour ne pas la salir. Là au moins il ne risquait pas d’attraper froid jusqu’à ce que sa propre veste soit sèche. Atsuro était reconnaissant envers chaque geste gentil envers lui - Que ce soit par pitié ou pas, il ne faisait plus la différence aujourd’hui. Dans les deux cas il sentait bien qu’on avait envie de l’enfermer dans une bulle pour le protéger. Pour que rien ne lui fasse mal, pour que ces gars de tout à l’heure ne reviennent pas lui abimer le corps. Son sourire présent avait du laisser trainer des pensées chez cet inconnu. Peut être il se disait qu’il était courageux ou complètement fou. Il fut surpris qu’il lui propose ainsi de l’aide, mais son cœur n’en fut pas moins réchauffé. Ce grand jeune homme avait ce regard si tendre et si aimant qu’il se sentit perdu quelques instants. Ca lui rappelait Himiko, Yoshiki, et tous ceux qui sont à ses soins... Il les gardera en mémoire toute sa vie. D’un geste de main il secoua ses cheveux afin de les rendre moins humides qu’ils ne l’étaient.

    Le jeune homme inspecta sa blessure au menton, agissant tel un grand frère. Doucement il sentit le bout de ses doigts effleurer sa plaie rougeoyante. Il lui proposa même d’aller faire un tour à l’infirmerie pour se faire soigner.

    « Oh non, merci, c’est gentil de me le proposer mais je préfère éviter ! »

    S’il avait refusé c’était juste parce qu’il estimait ne pas être assez blessé pour devoir y faire un tour et même dans son cas. De plus, a chaque fois qu’il allait là-bas, au moindre bobo les infirmiers paniquaient et lui faisaient passer des tests par précaution. Il ne voulait pas non plus qu’on le pense de porcelaine, c’était lourd à force. Le jeune homme lâcha un petit rire après un hochement de tête et continua :

    « Un peu de glace et ça devrait faire l’affaire ! »


    Ce bandana qui lui cachait la partie inférieure du visage lui donnait une part de mystère. Comme par pudeur, il voulait peut être dissimuler une partie de lui-même et de sa personnalité. Il était possible que ce ne soit pas cela ou alors pas totalement mais dans tous les cas il était quelqu’un d’impressionnant à voir. A côté il se sentait faible et ridicule.
    Toutefois cette chaleur dans ses yeux ne l’avait pas quitté. Souriait-il sous ce tissu ? Ca lui allait droit au cœur, tant de douceur par quelqu’un qui ne semblait pas très sociable. Ca lui donnait envie d’aller se réfugier dans ses bras. Il pleurerait les larmes de son corps et lui dirait qu’il n’allait pas bien à cause de ce mec qui l’avait frappé. Il se ferait réconforter et tout irait mieux.

    Se sentir protéger est pour Atsuro quelque chose d’essentiel, qui influence son moral. Il a toujours eu une grande dépendance envers les autres. Mais lorsqu’Himiko n’est pas dans les parages il est difficile pour lui de se faire consoler ! Ce serait plus simple s’il pouvait l’invoquer ou s’il pouvait se télétransporter jusqu’à lui juste histoire de l’enlacer quelques secondes mais en attendant que la technologie progresse, il vivait de son mieux et se contentait de respirer le parfum rassurant de ce jeune homme. Un sourire légèrement attristé, il n’osait pas.

    D’abord parce que serrer un inconnu ne se faisait pas et puis il n’avait pas assez de culot pour le lui faire comprendre ni le lui demander. Dans un soupir étouffé, il se consolait en pensant qu’il faisait déjà beaucoup pour lui et que ça devait le suffire pour se sentir mieux. Mais outre que cet élan d’affection, il avait un bon pressentiment vis-à-vis de ce dernier. C’est quelque chose qu’il ressent assez vite et donc il ne voulait pas qu’il disparaisse, il ne devait pas l’oublier !! S’il n’avait pas cette armoire au grand cœur avec lui il le regretterait.

    « Je m’appelle Atsuro Shinose ! Enchanté ! »

    Ainsi ils se créaient déjà un lien n’est ce pas ?
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MessageSujet: Re: The punishment

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